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Vapoter sainement c’est possible !


Depuis son lancement en l’an 2000, on commence par bien connaître la cigarette électronique. On sait qu’elle est plus saine que la cigarette traditionnelle, mais on a aussi découvert qu’elle peut avoir quelques méfaits sur les non-fumeurs. Il n’y a toutefois pas lieu de s’inquiéter, car grâce à quelques astuces, il est possible de vapoter sainement même lorsqu’on n’a jamais touché à la clope auparavant. Voici comment faire …

Bien vérifier l’état de son matériel


Même si votre e-cigarette ne date que d’une semaine, il est conseillé de toujours bien le vérifier avant chaque usage. Il est aussi recommandé de prêter attention à la saveur de la vapeur, car un changement, même léger, peut indiquer un mal-fonctionnement. C’est notamment le cas lorsqu’on a un goût âpre ou un goût de brûlé dans la bouche. Au début, on peut se dire que ce n’est pas grave, mais plus vous persistez, plus vous vous exposez à inhaler du monoxyde de carbone.

La raison d’un tel goût provient généralement d’une mèche qui brûle à sec. Lorsque celle-ci n’est pas assez imbibée, la résistance va continuer de la chauffer et cela va générer ce goût de brûlé et éventuellement du monoxyde de carbone si le dispositif est lancé à pleine puissance.

Pour éviter cela, vérifiez le niveau d’e-liquide qui peut être trop bas. Un changement de resistance d’une cigarette électronique peut aussi être nécessaire, car la mèche chauffée à sec peut y avoir laissé des bribes. Le changement de résistance ne peut se faire que si vous disposez d’un appareil pourvu d’un atomiseur reconstructible. Vous devez également maîtriser la technique pour faire fonctionner le dispositif correctement.

Respecter la température de chauffe

Le propylène glycol ou PG s’évapore à partir de 180°C tandis que la glycérine végétale atteint son point d’ébullition à partir de 290°C. La température de chauffe idéale de votre cigarette électronique dépendra alors de sa consistance. Si la teneur de ces deux produits qui forment la base de l’e-liquide reste autour de 50-50 ou, tout au plus, de 70-30, la température de chauffe moyenne tourne autour de 200°C.

Si vous optez pour un e-liquide avec un taux plus élevé de PG que de la VG, on restera en dessous des 200°C. Si, par contre, vous choisissez un e-liquide à forte teneur de VG ou même d’un e-liquide 100 % VG, on augmentera la température de chauffe à environ 290°C.

Le respect de ces températures est essentiel, car va vous permettre de conserver les saveurs des arômes intactes surtout si elles sont associées à de la nicotine. Le mélange sera également plus fluide pour dégager, sainement de la vapeur.

Au contraire, si vous réchauffez d’un peu trop le PG, la saveur sera altérée et le hit sera irritant, au lieu d’être seulement puissant. Et pour ce qui est de la VG, une surchauffe va endommager la résistance plus vite étant donné la texture plus visqueuse du produit.

Dans les deux cas, mieux vaut toujours utiliser un e-liquide contenant ces deux substances, car leur association réduit la formation d’acroléine.

Par ailleurs, il est bon de rappeler que lorsque la température de chauffe du dispositif se rapproche de celle de la combustion, à savoir 800°C, il y a toujours un risque de formation de monoxyde de carbone, de goudron et de particules fines. Il est donc formellement déconseillé de s’essayer à de petits bricolages qui visent à booster la puissance de l’appareil. Encore une fois, le respect de la température de chauffe vous garantit une vape saine.

Eviter les e-liquides avec des produits douteux

Un e-liquide respectant les normes sanitaires se compose de glycérine végétale, de propylène glycol (ou glycérol) et d’arôme (alimentaire ou naturel). A part ces trois basiques, la nicotine et l’alcool sont également autorisés, mais avec des seuils bien définis.

Dans un flacon de 10 ml de liquide, on ne doit retrouver qu’un taux de 20 mg/ml de nicotine tout au plus. Et pour ce qui est de l’alcool, il est limité à 1 %. Il est déconseillé d’utiliser des e-liquides pour lesquels la teneur de ces deux composants est supérieure au seuil légal. Si vous avez l’habitude de fabriquer vous-mêmes vos liquides, mieux vaut ne pas enfreindre cette règle pour votre propre sécurité.

Il faut rappeler que la nicotine, même lorsque vous optez pour la teneur minimale, reste un produit extrait du tabac et source de dépendance. Certes, dans l’univers de la vape, son absorption par l’organisme est lente du fait de l’absence de combustion, mais le risque de dépendance demeure. En ce qui concerne l’alcool, un abus augmente le risque de devenir alcoolique et dépendant.

Dans le meilleur des cas, il est plus sain de vapoter un e-liquide sans nicotine et sans alcool. Mais si vous ne pouvez vous en passer, optez au moins pour une dose adaptée à votre niveau de dépendance.